Famille DURTSCHI

 

De gauche à droite: Freidrich DURTSCHI, Edouard DURTSCHI, un homme (un contremaître ?), les deux fermiers (père et fils ?) et Frédéric DURTSCHI) 

 

Des photos qui racontent tellement de choses.. On voit qui était le patron, le vacher avec son botte-cul attaché à la taille... la vie était rude, le travail dur mais ils n'avaient pas l'air malheureux.. Et puis le panorama qu'ils avaient devant les yeux devait suffire à leur bonheur. Friedrich Dürtschi, à gauche sur la photo était fier de "sa montagne" comme il l'appelait.

L'histoire de la famille DURTSCHI est particulièrement intéressante, en effet, pour des raisons économiques (voir ci-dessous), deux frères, les deux seuls garçons d'une famille de onze enfants de Spiez, Freidrich et Karl DURTSCHI ont pris la décision d'émigrer.

 

Beaucoup de suisses de l'époque émigrèrent en Europe comme "aux Amériques". De nombreux Durtschi ont même fait souche outre Atlantique. 

 

Dans cette Suisse rurale ou semi-rurale à 90%, l'industrialisation précoce de l'agriculture a de lourdes conséquences sociales pour la population agricole. L'excédent de population agricole, le morcellement des propriétés et la concentration du capital foncier augmentent le nombre de paysans sans terres... ces bouleversements pousseront ces paysans à accomplir des choix définitifs: l'émigration vers les villes de Suisse et leurs usines, ou bien l'émigration à l'étranger. Entre 1800 et 1910 la population suisse double, passant d'environ 2 millions à plus de 3,8 million. Lire source

 

Le canton de Berne participant au financement des émigrés ils sont d'abord allés en Prusse ou Frédéric (Freidrich) a pris la direction d'une très grande ferme de plus de cent ouvriers.

 

Puis les premiers signes de guerre arrivant, ils furent contraints de quitter la Prusse. Ils ont alors cherché une région pas trop loin de celle de leurs origines et qui lui ressemble un peu (montagnes, lacs..). Pour Frederic, ce fut le  le Domaine d'Arey sur la commune de Crozet et également le Tumet pour l'estive des troupeaux ! 

 

Sa fierté, c'était ses vaches qu'il emmenait paître sur ce qu'il appelait "sa montagne" (le Tumet).  Quand les vaches revenaient, elles arboraient de magnifiques colliers de fleurs en papier.  Il était fier de montrer son troupeau. Ses écuries étaient toujours très bien tenues comme chez tous les suisses allemands.

 

Il vivait une partie de l'année au Tumet.

 

Vers 1958, il répartit ses terres entre ses enfants et son fils Frederic et sa fille ainée héritèrent du Tumet

 

Frédéric DURTSCHI (fils) avait épousé en 1935 à Crozet Isabelle FAVRE née en 1914 à la ferme de Chamblard, fille de Louis Marie Auguste FAVRE (dit le "renard" de Chamblard) et de Marie Joséphine TAVEL née en 1886 à la Grange des Moines. Ils n'ont pu avoir d'enfants.

 

Pour la "petite histoire", réputé pour sa pingrerie, il hésitait à offrir plus qu'un verre d'eau. Plusieurs anecdotes circulent  dans sa famille, comme le fait qu'il ait appelé son père pour venir chercher sa voiture au Tumet parce qu'il y avait de la neige et qu'il ne voulait pas la salir (laquelle voiture lui avait été offerte par son père).

 

Ils ont été inhumés au cimetière du Grand Abergement.

 

Pour consulter toute leur généalogie 

http://gw.geneanet.org/chatelaine87

 

Quelques photos:

 

- Freidrich DURTSCHI et sa voiture (1)

- Freidrich DURTSCHI dans son domaine au Tumet au milieu de son troupeau avec son fils et ses fermiers (2, 3, 4 et 5)

- Freidrich et son fils encadrant un groupe (6)

- Carte d'identité de Frédéric (7)

- Frédéric DURTSCHI avec son épouse Isabelle née FAVRE (8,9 et 10) et leur tombe au cimetière du Grand Abergement (12)

 

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