Histoire de Retord 

 Histoire de Retord 

Outre quelques fermes isolées, on peut dater le peuplement de Retord à partir de 1707. En effet, à la suite deux grands incendies qui détruisirent la presque totalité du Grand Abergement, ses habitants se retirèrent pour certains dans leurs « chalets » de montagne, dont une bonne partie y restèrent définitivement et pour d'autres au Petit Abergement. Les deux paroisses se trouvaient alors, toutes les deux, sous la dominination de la Chartreuse de Meyriat.

 

Par ailleurs, l'exode de familles du Jura (au XVI et XVIIe siècle) a également permis un apport significatif de population venant de Chézery, des Bouchoux et des Moussières. Ils quittèrent leur pays en raison des luttes sanglantes entre Gris et Cuanais

 

(pour mieux comprendre cette période-là, allez sur le site de l'association Patrimoine et Histoire de Champfromier (PHC)

 

Concernant les incenties du Grand Abergement: le 6 août 1707 un premier incendie a détruit l’église et 52 maisons, un deuxième, le 5 mars 1758, l’église, la cure et 26 maisons. Les archives communales ont d'ailleurs été détruites à cette occasion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1764, Monseigneur Jean Pierre BRIORD (Evêque de Genève) visite la paroisse, celle-ci compte alors vingt feux, quatre-vingts communiants et cent-soixante âmes. Elle a pour curé Jean GIROD (ou GIRAUD) qui doit, outre les célébrations, offices et bénédictions, « faire le catéchisme tous les dimanches par interrogats, et toutes fonctions curiales à forme des constitutions et ordonnances synodales ».

 

« A la fin de l’ancien régime… les 190 habitants d’une vingtaine de fermes, de la grange de la CUAZ au nord, à celle du GRAND TUMAY au sud et de la combe de LA MANCHE à l’ouest aux fermes des CAPETTES et de PRA-DEVANT à l’est, forment sur le plan fiscal et administratif une communauté paysanne particulière qui se confond avec la paroisse ».

 

Il n’y avait, sillonnant la montagne que des chemins de chars ou des sentiers d’accès difficile: les « golets » au nombre de cinq. Retord (voire carte) est, à pied, à 2 heures de distance de Billiat, le TUMAY (ou TUMET) également; le GRAND TUMAY à 2 heures d’Injoux; les SOLIVES à 2 heures d’hotonnes; la VEZERONCE et PERNIER à 2 heures du Grand Abergement; le MARAIS et la CUAZ à 2h30.

 

 

 

 

En 1789, Retord était une communauté du bailliage et élection de Belley, de la subdélégation de Nantua et du mandement de Seyssel. Son église paroissiale, diocèse de Genève, archiprêtré de Champfromier.

 

Ouvert le 12 avril 1683 par le Curé Claude BONIFAX avec un acte de décès, c’est le 2 décembre 1790 avec un acte de baptême un enfant mort-né d'Amand MATHIEU-FRAY et Claudine Marie CHARPY de la Vézeronce que le Curé Claude-Antoine BOUILLET fermera "Les Registres de Retord" (consultables en ligne).

 

Les biens ecclésiastiques de la paroisse de Retord furent confisqués par décret de l'Assemblée nationale du 3 novembre 1790.

 

Pendant la révolution, le curé Claude-André BOUILLET le 29 janvier 1791 prêta, de bonne foi, le serment, mais, le 18 mars 1791, tous les biens de la paroisse furent vendus au profit de la nation… lesquels biens furent rachetés, plus tard. Une partie par le curé BOUILLET et par Frédéric-Balthazar PROST, qui céda purement et simplement son acquisition au dit curé… et par d’autres acquéreurs, dont Jean-Baptiste VUAILLAT, François CHEVALLIER, Humbert BERNE, François PERRET… 

 

On sait également que le presbytère fut adjugé 600 frs un 14 Fructidor (un 31 août) à Monsieur André MARINET, notaire à Balon, hameau de Lancrans, qui le revendit pour 1.000 frs, le 8 octobre 1795, à l'abbé BOUILLET, retiré au Combat, commune de Montanges.

 

 

 

 

Dès 1820 les habitants essayèrent de rétablir le culte, on trouve des races de démarches tant auprès des députés que du gouvernement ainsi que de l'autorité ecclésiastique. En 1825, Monseigneur DEVIE (Evêque de Belley) se rendit sur place pour examiner la situation. En 1839, le projet présenté par ce prélat fut mis à exécution.

 

Durant cette période, le curé s’était retiré dans son pays natal: MONTANGES. La paroisse, comme telle, ne devait revivre qu’en 1840. L’église délaissée, bien que les paroissiens essayaient bien de l’entretenir, se trouvait alors enclavée dans la propriété du sieur CROCHET qui, au lieu d’en favoriser les abords, y mettait toutes sortes d’entraves (ROUSSET).

 

Il fallait reconstruire un presbytère et rétablir une paroisse. Monseigneur DEVIE (Evêque de Belley) ordonne une enquête: le curé de CHATILLON de MICHAILLE , M. JUSTIN, fournit les renseignements et insiste sur la nécessité de rétablir la paroisse, mentionnant, entre autre, que d’autres fermes (dépendant de OCHIAT-HOTONNES-GRAND-ABERGEMENT…) pourraient peut-être se voir rattachées à RETORD. Il n’y fut donné aucune suite.

 

Le 6 octobre 1840, l’abbé JUILLARD s’installait à LA PLATIERE en attendant la construction d’un nouveau presbytère. Devant les nouvelles difficultés provoquées par le même CROCHET, l’abbé JULLIARD va habiter, provisoirement, au GRAND-ABERGEMENT. Le choix à faire en vue de la construction d’une nouvelle église et d’un nouveau presbytère divise la population de RETORD, les uns voulant conserver le centre proche de la PLATIERE, d’autres inclinant pour la VEZERONCE.

Pour un Retord Propre ².gif