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Pré Carré (Songieu) - 1.158 m

Pré Carré

(Pra Carra / Praz Carraz / Pré Carrel)

 

 

La ferme de Pré Carré se situe au sud est du plateau sur la commune d'Hotonnes, elle est partiellement ruinée pour cause d'incendie en février 1944. 

 

Guigue nous rapporte que:

 

"les Chartreux de Pierre Châtel y possédaient une grange importante qu'ils achetèrent, le 9 juillet 1634, au prix de 2.130 livres, à Pierre TAVEL GROSJEAN d'Hotonnes."

 

Il ne semble pas qu'elle ait été habitée en permanence avant 1664, c'est ensuite que s'y succédèrent cinq familles de grangiers, dont certainement trois de Chézery:

 

- Etienne BALLIVET marié à AYMAZ QUARIT

- Jean REY

- François MERMET BOTTON et ses fils François, Claude et Louis

- Lucien VIVIAND

- Jean ROUX

 

Après 1715, Pré Carré peut être rattaché à une autre commune qu'Hotonnes.

 

Cette ferme a été le témoin d'actes de résistance importants pendant la guerre et a abrité le Camp Boghossian.

 

2 février 1944, vers les 14 h 30, arrive au camp du maquis de la ferme de Pré-Carré, BESNARD (Jean CHARBONNEL), notre agent de liaison qui apporte un ordre du Père SEIGLE, d'envoyer immédiatement 20 hommes pour effectuer un coup de main sur un dépôt de chaussures dans l'Isère.

 

Peu de jours après, lors de l'opération Korporal, M. HOUIZOT surnommé AVON, chef local de la Gestapo récemment prisonnier est libéré. En représailles, les frères BERNE sont torturés à mort et leur soeur Irène est déportée.

 

https://capitaineseigle.wordpress.com/2013/09/17/apparition-du-capitaine-seigle-dans-les-maquis-de-lain-ete-automne-1943/

 

 

L'origine du nom est probablement à trouver au niveau de son nom originel "carra" qui signifie « croisement de quatre routes, du bas latin carrubium, « carrefour », latin vulgaire quadruvium, pour le latin quadrivium, « carrefour ».

 

http://henrysuter.ch/glossaires/topoC0.html#carra

 

On peut également envisager le toponyme "cara, carras, charas", qui vient du celtique car, ker = pierre

 

http://www.cafnice.org/data/local/docs/activites/bibliotheque/vocabulaires_et_toponymie_2006.pdf

Ici a vécu...

 

 Famille TAVEL GROSJEAN 

 

- Pierre TAVEL GROSJEAN, "Honnête - Egrège" né le 26/août 1563 à Hotonnes (parents Jean TAVEL GROSJEAN, décédé en 1569 et Claudaz MOURIER MARTIN décédée en 1605)

 

Famille BALLIVET

- Etienne BALLIVET marié à AYMAZ QUARIT

 

Famille REY ?

- Jean REY

 

 Famille MERMET BOTTON 

 

- François MERMET BOTTON né en 1647 à Chézery, marié le 1 juin 1682 à Hotonnes avec Benoite ULLIET GUY décédé le 30 septembre à Hotonnes,

 

et ses fils François, Claude et Louis

 

Famille VIVIAND

- Lucien VIVIAND

 

Famille ROUX 

- Jean ROUX

 

 Famille MARTINOD 

 

- Claude Joseph MARTINOD et Marie ANCIAN

- François MARTINOD

 

 Famille BERNE 

 

- Joseph BERNE

- Honoré BERNE et Pierrette PERRET (née à la ROCHE PELAZ)

En octobre, de Lassus installé à  Hotonnes avec ses bucherons, se rend compte que « cela bouge ! ». Venu s’informer à Bourg, il rencontre par hasard Henri Girousse - Chabot , les impératifs d’approche passés, ils se découvrent en parfait accord à propos les évènements.

Romans après l’avoir rencontré, lui demande de créer un nouveau camp dans une ferme au nord d’Hotonnes : Pré Carré. Le camp ouvre début novembre.

 

Le petit groupe, constitué d’une quinzaine d’hommes dirigés par le « père  Seigle », est rejoint par trente jeunes recrues issues du centre de triage à la ferme du Mont (Nantua). Ils sont cinquante fin 1943. En janvier De Lassus est appelé à d’autres responsabilités dans la Drôme.

 

Léon Boghosian , sous officier de la Légion Etrangère et le Père Seigle se partagent  les responsabilités du camp. Boghosian à de la peine à faire respecter son autorité entre « les anciens » pour une part , qui veulent n’en faire qu’à leur  tête, et des recrues issues du centre de triage, un peu déboussolés. 

 

Après la menace de les abandonner sur place, avec patience  il arrive à instaurer ordre et discipline. Ils le reconnaissent comme chef. Il forme trois sections : une avec Schneider, lorrain évadé, sous la responsabilité du père Seigle, les deux autres sous sa propre autorité. Ceux qui ont reçu une instruction se répartissent équitablement entre les trois sections.

 

Avant d’engager ses maquisards dans des actions « improvisées », Boghossian veut affermir ses gars pour qu’une fois prêts,  ils puissent affronter l’ennemi.

 

 

INFO: Léon Boghosian, est un arménien, ancien élève d’un collège de jésuites. Sous officier de la Légion Etrangère, fait prisonnier à Tunis, puis échangé avec d’autres contre des italiens, il est démobilisé. N’ayant aucune attache familiale en France, il ne connaît qu’une adresse, celle d’une famille installée à Bourg, où il se rend.

 

Il finit par rentrer en contact avec la Résistance grâce à Melle Sommier, infirmière de prison. Il est conduit à la ferme du Mont, le centre de triage.

 

Là,  Boghossian et ses 12 ans de Légion ne s’accorde pas bien avec Mystère. Boghossian n’est pas venu ici, estime-t-il pour éplucher des patates, mais pour se battre. Prêt à partir, Chabot vient pour calmer les esprits. Il le charge de prendre la tête d’une trentaine de « triés » et de rejoindre le camp de Pré Carré en formation. 

 

En janvier 1944, au départ De Lassus qui chapeautait Morez et Pré Carré (les camps d’Hotonnes), un jeune lieutenant d’active  Paul De Vansay Minet, après une évasion rocambolesque d’un Oflag (80 mètres de tunnel) prend le commandement de ces 2 camps avec Boghossian à la tête de Pré Carré et Grelounaud à la tête de Morez...

 

Après "un contact" le 2 février à Ruffieu, cette unité est affaiblie, meurtrie par la perte de 7 de ses hommes et la blessure du père Seigle.

 

Léon Boghossian prend dés lors le commandement de ce camp et regroupe ses effectifs sous le nom de Compagnie Lorraine qui s’installe prés de Giron à Boucle-la-Loue jusqu’en avril.

 

 

http://www.resistance-ain-jura.com/

Pour un Retord Propre ².gif