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Praz Guy (Brénod) - x~ m

 46°00'25.21"N  5°00'21.5"E 

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Quelques pierres qui témoignent de la ferme

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Un angle de porte ou de fenêtre... la pierre dernière mémoire des lieux de vie ?

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Quelques pierres qui témoignent de la ferme

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Pra Guy

(Pré Guy, Praz Guy ou Pray Guy)

 

Le camp MICHEL

 

 

Cette ferme, aujoud'hui disparue, était située sur Brénod tout au nord de la Combe de Férirand juste après la Grange du Fort également détruite.

 

De cette combe et à partir de cette ferme, nous pouvons rejoindre rapidement Nantua (les maquis ne s'en sont pas privé) en passant par Mallebronde située vers Colliard et la ferme des Monts d'Ain.

 

 

Le camp MICHEL (Georges BENA) établi en novembre 1944 à la ferme de Pra Guy a joué un rôle majeur dans l'organisation des maquis de l'Ain, il était chargé avec ses 80 maquisards de la protection du PC départemental et de la mission interalliée située à la Grange du Fort à proximité.

 

Le 3 février 1944, le camp a "déménagé" et couvert le transfert du PC et de la Mission Interalliée jusqu'à la ferme du MOLLARD, puis de nouveau attaquée, sur LANTENAY, puis MACHURIEUX, enfin la ferme de la MONTAGNE, la FAYSSE... et la Dombes ! Au cours de ces opérations, l'équipe a subi le 5 février un accrochage vers les étangs Marrons à proximité du Monthoux en bas de la Combe de Férirand.

 

L'opération KORPORAL venait de démarrer...

Le camp Michel créé au-dessus de Granges le 19 septembre 1943 est installé à la ferme de Pray Guy depuis le 18 décembre 1943. Il subit l’attaque allemande de plein fouet le 5 février 1944. (voir opérations de février)

 

 

Le camp Michel est à Praz-Guy, l’emplacement de cette ferme est connu des allemands, un agent de la Gestapo s’y est infiltré et vient de quitter le camp sous prétexte de maladie. Une expédition de G.M.R. menée le 26 janvier l’a aussi située approximativement. Les instructions de Perrottot Montréal (ce camp est sous la responsabilité du Groupement Nord) sont clairs : en cas d’attaque, il faut tenir le plus longtemps jusqu’à la nuit puis décrocher, rejoindre le camp de triage à la ferme du Mont, au-dessus de Nantua.

 

A l’aube du 5, le groupe Ludo et la section Robert sont en patrouille, en retournant au camp, Ludo pousse une reconnaissance vers Brénod. La colonne allemande surgit alors qu’il rejoint le poste de guet tenu par le groupe Roger. Au même moment un fermier de le Gouille prévient le camp. En limite de forêt Ludo et le groupe Robert tiennent tête à la colonne allemande tout en se repliant par bonds successifs.

Roger Desmaris, (le Suisse) est atteint mortellement, Ludo et Claudius Marbeaud blessés sont coupés du camp.

 

Mais le camp fait face, Michel organise la défense : la section Prosper fixe les Allemands dans les bois de Chevillard, Nicolas est embusqué dans la forêt des Moussières, la section Robert rentré au camp se joint au groupe Ludo et contre attaque à l’Ouest. Il neige à gros flocon. Les obus s’enfoncent dans la neige et explosent comme des pétards mouillés.

 

Il s’établit, en février 44 à la ferme de Bellevoite, sur la commune de Belleydoux.

 

 

http://www.resistance-ain-jura.com/

Dans une préface au livre de PARSIFAL (Geoffrey PARKER), le Colonel Henri ROMANS-PETIT écrivait à propos de Georges BENA et du Camp MICHEL:

 

"... il a créé tout d'abord un camp rapidement devenu exemplaire à tous égards. Chaque matin, après le lever des couleurs, dissimulés sous les arbres, bien sûr, il imposait à tous, sans exception, des exercices de gymnastique, le torse nu, même par grand froid et en montragne. Son ascendant sur ses hommes s'est affirmé avec un rare bonheur dans les assauts nombreux subis par son unité, dans toutes ses actions offensives "

Un livre de témoignages recueillis judicieusement par l'Aspirant Romain CARREZ originaire de Brénod relève:

 

"les fermes sont perquisitionnées: les Allemands traquent les maquis qui ont heureusement évacués les lieux. Les fermes du Molard, du Pré Guy, du Fort et deux fermes de Pré de Joux seront incendiées. Ces dernières le seront à l’aide de bombes incendiaires depuis un avion. 

 

Les Allemands projetaient aussi d’utiliser un canon pour viser les fermes. Dans l’après midi du 6 février 1944, mon arrière grand père et son cheval ont été réquisitionnés par les Allemands pour mettre en position un canon dans un champ enneigé afin de tirer sur les positions des maquisards. En effet du fait des dénonciations, les Allemands connaissent parfaitement leurs cibles. Nous aurons l’occasion de revenir sur ce point. La rafle n’a pas été faite qu’au village, les Allemands sont aussi allés dans les fermes. 

 

La ferme du Cernay marquée d’une croix rouge sur les cartes des Allemands a subi ce sort. Mon arrière-arrière grand-mère et ses deux fils sont placés les mains sur la tête dans la cour sous la neige pendant la fouille de la ferme et le pillage de certains biens. Malgré l’arrestation de ses deux fils et leur départ, mon arrière-arrière grand-mère aura tout de même le courage de se plaindre à l’officier en charge de la fouille pour se faire restituer les bijoux dérobés par un soldat durant « le contrôle »… Elle se retrouve alors seule, dans une ferme isolée avec de nombreux animaux à s’occuper."

 

 

 

 

Le camp de Georges BENA dit «MICHEL»


Ce camp exemplaire par sa discipline est installé à la ferme de Pray-Guy à Brénod en novembre 1943. Prospert MIGNOT, Pierre JEANJACQUOT, Roger LUTRIN dit MARCEL, Paul PAUGET dit ROBERT, Georges GOYARD dit GABY, André JUILLARD dit GOYOT, Roger DEGOUTTE encadrent les 80 hommes de ce camp, en particulier chargé de la protection rapprochée du PC et de la mission interalliée installés à la ferme du Fort sur Brénod.

 

http://cheignieu-la-balme.over-blog.com/article-maquis-101761560.html

 

 

 

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